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Formulaire de soins aux Personnes Agées

Post infarctus du myocarde

Littérature consultée à la date du : 22/04/2020

  • En post infarctus du myocarde, les mesures d’hygiène de vie conventionnelles et une réhabilitation cardiaque sont recommandées, à adapter selon les caractéristiques et désirs du patient âgé.
  • En post infarctus du myocarde, un traitement médicamenteux de prévention cardiovasculaire secondaire est recommandé, comprenant l’acide acétylsalicylique et une statine (simvastatine).
  • Un IECA (lisinopril) et un bêta-bloquant (bisoprolol) sont certainement également recommandés en cas d’insuffisance cardiaque ou de dysfonctionnement ventriculaire gauche. Les IECA doivent même être envisagés chez tous les patients en l’absence de contre-indication.
  • En complément d’un traitement médicamenteux optimal, une stratégie invasive (angioplastie percutanée ou pontage coronarien par greffon) reste bénéfique chez des sujets fort âgés.

Traitement

Sélectionné

Sur base de preuves solides dans la littérature, l’acide acétylsalicylique (75-100mg par jour) est recommandée en prévention secondaire après un infarctus du myocarde$.

*En cas de mise en place d’un stent, voir également Post mise en place d'une endoprothèse coronarienne (Système cardiovasculaire - ischémie myocardique)

Médicaments sélectionnés

Le clopidogrel en monothérapie n'a qu'une place limitée dans la prévention cardio-vasculaire secondaire. Il est surtout utilisé lorsque l'acide acétylsalicylique est contre-indiqué ou n'est pas toléré, mais il n'a pas été étudié spécifiquement dans ces populations (voir Répertoire CBIP).

Médicaments sélectionnés

Le bénéfice d’une statine en prévention secondaire a été démontré, quel que soit le taux de cholestérol$.

Médicaments sélectionnés

Les mesures d’hygiène de vie suivantes sont recommandées$​​$​​:

  • Arrêt du tabagisme.
  • Contrôle strict de la pression artérielle.
  • Contrôle du poids et du régime alimentaire.
  • Pratique d’exercices physiques.

Une synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration montre qu’une réhabilitation en cas d’ischémie myocardique, chez des patients ayant présenté un infarctus du myocarde et une revascularisation, apporte une réduction relative de la mortalité cardiovasculaire de 10,4 à 7,6 % (NST 37) versus absence de réhabilitation$​​​​​​​​.

Une étude d’observation a montré l’intérêt, chez des patients post syndrome coronarien aigu, pontage ou remplacement valvulaire, d’une réhabilitation cardiaque en termes de diminution de la mortalité$​​​​​.

Sauf contre-indication, un traitement par un IECA sera instauré à partir de 24 heures après l'infarctus chez les patients qui présentent des signes de dysfonction ventriculaire gauche ou d’insuffisance cardiaque, de l’hypertension, un diabète, ou un antécédent d’infarctus du myocarde,  dans le but de prévenir le remodelage du ventricule gauche. Cependant, le traitement doit être envisagé chez tous les patients en l’absence de contre-indication.

Médicaments sélectionnés

Dans la plupart des indications, les sartans sont aussi efficaces que les IECA, mais les preuves d'efficacité des IECA sont plus fortes. Les sartans peuvent être utilisés lorsqu’un IECA est indiqué, mais que celui-ci provoque par ex. de la toux (voir Répertoire CBIP).

Médicaments sélectionnés

Une diminution de la mortalité a été démontrée à moyen-terme après un évènement cardiovasculaire ischémique.  Certaines études suggèrent qu’avec la prise en charge actuelle de l’infarctus aigu du myocarde, l’administration systématique de bêta-bloquants en prévention secondaire est devenue moins importante (voir Répertoire CBIP). Elle reste certainement recommandée chez les patients qui présentent une insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection diminuée ou de l’angor.

$

Médicaments sélectionnés

  • Une RCT$​​​​​​​​​​​​incluant des patients âgés d’au moins 80 ans présentant un infarctus du myocarde non STEMI (ou plus rarement un angor instable) montre le bénéfice (en termes de prévention d’une récidive d’infarctus, d’une revascularisation d’urgence, d’un AVC ou d’un décès) d’un traitement invasif en plus d’un traitement médical optimal.
  • L’ajout d’une revascularisation à un traitement médical semble, versus ce traitement médical seul, améliorer la qualité de vie chez des personnes âgées (de moins 70 ans à plus de 80 ans)$​​​​ sans différence significative entre pontage ou angioplastie percutanée$​​​​.
  • Il faut bien sûr tenir compte de la fragilité du sujet, qui invite à prendre en considération des techniques moins invasives. Cependant, il n’y a pas de limite d’âge supérieure pour réaliser une reperfusion coronaire, particulièrement pour l'angioplastie percutanée.

Non sélectionné

Le double traitement antiagrégant n’est pas recommandé, SAUF dans 2 situations particulières :

  • pendant 1 mois, chez les patients en post syndrome coronarien aigu, lorsque cet événement a eu lieu sous antiagrégant en monothérapie 

et

 

Dans le post infarctus du myocarde, le prasugrel ne doit pas être prescrit chez des patients âgés d’au moins 75 ans et/ou de moins de 60 kg en raison d’un risque hémorragique accru​​​​.