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Formulaire de soins aux Personnes Agées

Atrophie vaginale

Littérature consultée à la date du : 15/05/2017

  • Les plaintes urogénitales locales liées à la carence estrogénique justifient, en plus d'une thérapie non-médicamenteuse, une substitution locale.

Traitement

Sélectionné

En cas de plaintes légères d’atrophie vaginale (sécheresse vaginale, irritation, rapports douloureux) ou de contre-indication des estrogènes locaux nous recommandons l’utilisation des produits lubrifiants vaginaux.

La North American Menopause Society (NAMS) a publié en 2013 une révision de ses guides de pratique concernant la prise en charge de l'atrophie vulvo-vaginale ménopausique symptomatique$​​​​​​​​. Elle propose comme premier choix l'utilisation de produits lubrifiants vaginaux en cas d'atrophie vulvo-vaginale. C’est également la position adoptée par la revue Prescrire$​​.

 

Une stimulation sexuelle adéquate est indispensable pour une lubrification satisfaisante après la ménopause. Entre 50 et 70% des femmes restent sexuellement actives après la ménopause$​​​​​​. Bien que les femmes ménopausées présentent un certain degré d’atrophie vaginale seulement 20 à 30% se plaignent de sécheresse vaginale et de dyspareunie. Ceci suggère que la déficience estrogénique n'est pas la cause directe des relations douloureuses, mais que cette déficience expose les femmes ménopausées à la problématique correspondante à cette phase de leur vie$​​​​​​. Une stimulation érotique adéquate augmente l'irrigation sanguine vaginale et améliore la lubrification. Chez les femmes qui se plaignent de rapports douloureux après la ménopause, ceux-ci sont probablement dus à un manque d'excitation$​​​​​​. Avant la ménopause, elle était compensée par une irrigation sanguine vaginale de base plus importante et dès lors une meilleure lubrification de base.

Efficacité
Les estrogènes en administration locale sont efficaces pour diminuer les plaintes liées à l’atrophie vaginale. Il n’existe pas de grandes différences d’efficacité entre les différents produits$​​​​​.

Effets indésirables
Malgré un risque nettement inférieur par rapport à la forme orale ou transdermique des estrogènes, l'emploi d'estradiol par voie vaginale expose néanmoins les patientes au risque des nombreux effets indésirables des estrogènes. Un traitement prolongé sans association de progestatif comporte un risque encore mal défini de troubles de l'endomètre chez la femme n'ayant pas subi d'hystérectomie$​​​​​.

Les estrogènes pour application vaginale ne peuvent donc pas être utilisés chez des femmes présentant des troubles thromboemboliques ou des tumeurs dépendantes des estrogènes, en raison de l'absorption systémique de l'estriol, même en application vaginale et à faible dose$​​​​​. 

Guides de pratique et conclusion
La North American Menopause Society (NAMS) a publié en 2013 une révision de ses guides de pratique concernant la prise en charge de l'atrophie vulvo-vaginale ménopausique symptomatique$​​​​​. En cas de plaintes persistantes modérées à sévères, elle conseille des estrogènes vaginaux à faible dose ou des estrogènes oraux. En cas d'administration vaginale, elle ne conseille pas d'associer des progestatifs malgré le fait que des données de sécurité de ce traitement pendant plus d'un an font défaut$​​​​​.

Etant donnés les risques du traitement estrogénique par voie orale, l'administration locale d'un estrogène moins puissant mérite la préférence$​​​​​$​​​​​. Compte tenu des contre-indications et des risques, nous choisissons l'estriol en application locale. La plus faible dose efficace d'estrogène est utilisée le plus brièvement possible (maximum 3 à 6 mois)$​​​​​$​​​​​$​​​​​. La patiente doit être prévenue de contacter son médecin en cas d’hémorragie vaginale, même minime.

Médicaments sélectionnés

Sur base de 2 RCT seulement, les estrogènes vaginaux semblent réduire le nombre d’infections urinaires chez les femmes ménopausées qui présentent des infections urinaires récidivantes. Le NHG-Standaard pour les infections urinaires (recommandations hollandaises) recommande l’utilisation locale d’estrogènes chez les femmes ménopausées qui présentent des infections urinaires récidivantes. Il n’y a pas de preuves concernant la durée du traitement$​​$​​$​​. Le NHG Standaard recommande une durée de traitement de 6 mois au maximum$​​. L’estriol sous forme locale est sélectionné.

Médicaments sélectionnés