Aller au contenu
Attention: Pour améliorer votre expérience sur ce site web, nous utilisons des cookies.
Menu
Login rédaction

Formulaire de soins aux Personnes Agées

Œsophagite constatée à l'endoscopie

Littérature consultée à la date du : 31/03/2017

Traitement

Sélectionné

Efficacité
En cas de lésion endoscopique, un taux de guérison plus élevé et plus rapide est prouvé avec les inhibiteurs de la pompe à protons versus placebo ou antihistaminiques H2 ou tout autre traitement $​​​​​​​​​​​​​. Des arguments sont avancés en faveur d’un traitement de longue durée pour prévenir les récidives tant cliniques qu’endoscopiques $​​​​​​​​​​​​​. Les IPP à dose curative semblent, dans ce domaine, plus efficaces que les autres traitements. Les antihistaminiques H2 sont plus efficaces qu’un placebo mais moins que les IPP.

Sécurité
Des inconvénients éventuels sont liés à l'emploi prolongé d'IPP$​​​​​​​​​​​​​. Leur prix réduit a sans aucun doute favorisé leur emploi. La prudence est de mise, tant pour la durée que pour la dose.

  • L'emploi prolongé des IPP est mis en corrélation avec un risque accru de fractures ostéoporotiques mais les données à ce sujet sont contradictoires$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​ bien qu'il y ait plus d'arguments en faveur d'un risque accru. L'emploi prolongé d'IPP pourrait augmenter quelque peu le risque de fracture de la hanche chez les femmes après la ménopause$​​​​​​​​​​​​​, tout comme le risque de fractures en général$​​​​​​​​​​​​​.
  • L'emploi d'IPP est mis en rapport avec des infections par Clostridium difficile$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​. 
  • Chez des personnes âgées et fragilisées en particulier, l'emploi d'IPP pourrait comporter un risque accru de pneumonie (à streptocoques) mais les données à ce sujet ne sont pas univoques$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​.
  • L'emploi prolongé d'IPP pourrait également provoquer une hypomagnésémie symptomatique sévère, une donnée importante pour des personnes qui prennent simultanément de la digoxine et/ou des diurétiques$​​​​​​​​​​​​​.
  • L'utilisation prolongée (pendant 2 ans ou plus) d'antiacides (tant des IPP que des antihistaminiques H2) pourrait entraîner une carence en vitamine B12$​​​​​​​​​​​​​.
  • Par ailleurs, on met en garde contre la survenue possible d'une néphropathie chronique$​​​​​​​, susceptible d'aboutir à une néphropathie terminale$​​​​​​​. Un risque accru de néphrite interstitielle aiguë a été observé chez des personnes âgées (dans les 4 premiers mois de la prise)$​​​​​​​.
  • Il n'est pas prouvé que l'emploi prolongé d'IPP puisse déclencher ou accélérer une gastrite atrophique ou une métaplasie intestinale$​​​​​​​.

Interactions

  • Il n’y a pas de preuves que l'interaction théoriquement possible entre les IPP et le clopidogrel, pouvant diminuer l’efficacité de ce dernier avec élévation du risque cardiovasculaire, ait des conséquences cliniquement significatives$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​. Par mesure de prudence, il est recommandé de respecter un intervalle d'environ 12 heures entre la prise d'un IPP et celle de clopidogrel$​​​​​​​​​​​​​ mais les preuves font défaut$​​​​​​​​​​​​​.
  • L'oméprazole, l’ésoméprazole et le lansoprazole sont des inhibiteurs du CYP2C19, avec une possibilité d'interactions avec des médicaments qui sont également des substrats de cette iso-enzyme du cytochrome P450$​​​​​​​​​​​​​. L’impact clinique de ces interactions n’est pas clair.

Recommandations pratiques

  • Formes plus légères :
    • La dose efficace la plus faible possible et la durée la plus courte possible doivent être visées pour le traitement d’entretien des formes les moins sévères.
    • Un traitement 'à la demande' peut être poursuivi en cas d’œsophagite de grade A ou B$​​​​​​​​​​​​​.
  • Formes plus sévères et œsophage de Barrett :
    • ​Un suivi strict est recommandé dans les formes plus sévères, en cas de sténose ou d’œsophage de Barrett, pour lequel l’utilité d’un contrôle intensif est mise en doute, excepté en cas de dysplasie démontrée$​​​​​​​​​​​​​.
    • Des études très approfondies ont montré que la fréquence de l'évolution de l’œsophage de Barrett vers un cancer de l'œsophage est probablement bien inférieure à celle précédemment mentionnée$​​​​​​​​​​​​​.
    • D’autre part, il n’est pas correct d’abandonner complètement le suivi de l’évolution d’un œsophage de Barrett, sous motif de plus grand âge de l’individu, parce que les lésions précoces et les carcinomes œsophagiens peuvent également être traités par voie endoscopique.
    • Nous ne disposons pas de preuve que la prise d’un IPP prévienne l’évolution vers une dégénérescence maligne ; en conséquence, un œsophage de Barrett sans symptomatologie de reflux n’est en principe pas une indication de traitement par IPP$​​​​​​​​​​​​​.

Sélection
Aucune différence d’efficacité n’a pu être montrée entre les inhibiteurs de la pompe à protons à des doses équivalentes$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​. Les doses classiques pour le traitement d’une œsophagite de reflux sont : oméprazole 20 mg/jour, pantoprazole 40 mg/jour et lansoprazole 30 mg/jour. L’oméprazole a été largement évalué dans cette indication$​​​​​​​​​​​​​. Il s’agit également du médicament le moins cher et nous le sélectionnons.

Médicaments sélectionnés

Non sélectionné

En cas de RGO avec ou sans lésion endoscopique, une éradication de l’Helicobacter pylori, dont la présence a été documentée, n’influence ni la guérison, ni le risque de récidive après guérison$​​​$​​​.