Aller au contenu
Attention: Pour améliorer votre expérience sur ce site web, nous utilisons des cookies.
Menu
Login rédaction

Formulaire de soins aux Personnes Agées

Toux

Littérature consultée à la date du : 31/12/2016

  • Une toux aiguë est souvent provoquée par une infection virale des voies respiratoires supérieures. Elle disparaît en général sans traitement dans les deux à trois semaines. Il est important d'exclure des causes moins fréquentes mais parfois sévères de toux aiguë (pneumonie, embolie pulmonaire, œdème pulmonaire).
  • Il est souvent possible de retrouver la cause d'une toux chronique (plus de 8 semaines) : écoulement nasal postérieur, reflux gastro-œsophagien, tabagisme, asthme, BPCO, tumeurs, insuffisance cardiaque latente, prise d'IECA, … et un traitement étiologique est souvent possible.
  • En raison du manque de preuves convaincantes et du risque d'effets indésirables, les antitussifs, les mucolytiques et les expectorants sont déconseillés dans une population fragilisée.

Traitement

Sélectionné

Le traitement logopédique d'une toux chronique, persistante malgré un traitement médical, permet d'obtenir des résultats favorables (RCT)$​​​​​​​​​$​​​​​. Une RCT de petite taille montre l'efficacité d'un traitement comportant une approche logopédique (parole et langage) et physiothérapeutique chez des patients avec une toux chronique sans cause sous-jacente décelable$​​.

A prendre en considération

On peut recommander un apport en liquides suffisant, surtout en cas de toux productive, où l'apport de liquides peut améliorer la rhéologie des secrétions. Il importe avant tout d'exclure une insuffisance cardiaque latente sous-jacente$​​​​​.

Non sélectionné

Il y a un manque de preuves pour établir l'efficacité des mucolytiques et des expectorants dans la toux aiguë ou chronique$​​​$​​​$​​​.

Toux aiguë
Il n'existe pas suffisamment d'arguments pour recommander l'utilisation en routine des corticostéroïdes inhalés dans la toux aiguë (Synthèse méthodique)$​​​​​.

Toux chronique
Après exclusion d'une cause spécifique de la toux, il n'existe pas de preuves convaincantes en faveur du traitement de la toux subaiguë et chronique à l'aide de corticoïdes inhalés (Synthèse méthodique Cochrane)$​​​​​.

Les preuves en faveur de l’utilisation d'antitussifs en cas de toux aiguë et chronique sont rares et généralement contradictoires. La codéine, le dextrométhorphane, la lévodropropizine et la noscapine n'ont fait l'objet que d'études limitées​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​. Nous ne sélectionnons pas d'antitussif en raison du manque de preuves et du risque d'effets indésirables.

Il se pourrait que l'effet des sirops antitussifs soit principalement lié d'une part à leur goût sucré et d'autre part à l'effet placebo$​​​​​​​​​​​​​​.

Quelques directives proposent le dextrométhorphane$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​. Etant donné, le risque d'effets indésirables au niveau système nerveux central (le dextrométhorphane est une substance opioïde sérotoninergique), même à des doses thérapeutiques, et le risque de diverses interactions médicamenteuses et d'abus potentiel, les avantages et inconvénients de son utilisation doivent être soigneusement pesés$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​​​​​. Une prudence particulière est de mise lors de l'association d'antitussifs appartenant à la classe des opiacés et de benzodiazépines. Il existe un risque important de dépression respiratoire et de mortalité, surtout chez les personnes âgées​$​​.

Toux aiguë
En cas de toux aiguë, il n'y a pas de preuves en faveur des médicaments en dispensation libre (OTC), y compris le dextrométhorphane. En cas de toux aiguë, la codéine n'est pas plus active qu’un placebo (Synthèse méthodique Cochrane)$​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​.

Toux chronique

  • Pour le dextrométhorphane et la codéine, il existe quelques preuves d’un effet limité, notamment sur la fréquence et la sévérité de la toux (Synthèse méthodique)$​​​​​​​​​​​​​​. Les auteurs de cette synthèse ne recommandent toutefois aucun antitussif spécifique.
  • Il convient d’éviter absolument les associations de médicaments, celles-ci multiplient les risques d’effets indésirables sans gain d’efficacité$​​​​​​​​​​​​​​.

Les antibiotiques n'ont pas de place dans les infections non compliquées des voies respiratoires$​​​​​​$​​​​​​. En cas de toux chronique, aucun avantage n'est montré en faveur d'un traitement de 8 semaines d''azithromycine à faible dose$​​.

L’intérêt des inhibiteurs de la pompe à protons dans le traitement de la toux associée à un reflux gastro-œsophagien n’est pas démontré (Synthèse méthodique Cochrane)$​​​​​​. La plupart des RCT n'ont pas montré d'effet significatif des inhibiteurs de la pompe à protons sur la toux chronique$​​$​​​.

Une synthèse méthodique Cochrane n'a pas montré d'avantage de l’administration de β2-mimétiques à courte durée d'action pour le traitement d’une bronchite aiguë chez l’adulte$$. La plupart des études incluses ont évalué les β2-mimétiques à courte durée d'action pris par voie orale, et peu d'études se sont penchées sur leur administration par voie inhalée, ce qui est plus courant dans la pratique.

A éviter

Le NHG déconseille le tabagisme (passif) et le raclement fréquent de la gorge$​​.

Une petite étude montre un effet modeste de la gabapentine dans le traitement de la toux réfractaire chronique$​​.

Ce médicament n’est pas recommandé en raison de différentes limites méthodologiques de cette étude, des effets indésirables importants, et de l’absence d’enregistrement de cette indication.