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Formulaire de soins aux Personnes Agées

Zona

Littérature consultée à la date du : 15/08/2016

  • En cas de zona, l'analgésie au paracétamol et les soins cutanés locaux sont indiqués.
  • Les AINS sont contre-indiqués.
  • Dans le zona ophtalmique et en cas de plaintes sévères, on peut instaurer l'aciclovir par voie orale dans les 48 à 72 heures après le début de l'éruption.
  • L'hospitalisation est indiquée pour les patients immunodéficients.
  • Nous ne sélectionnons pas la vaccination contre le zona.

Traitement

Sélectionné

Les guides de pratique divergent quant à leurs recommandations pour les soins cutanés. Le maintien d'une peau propre et sèche$​​​​ ainsi que les soins à l'eau et au savon sans antiseptique sont conseillés$$$​​​​. L'utilité d'antiseptiques locaux en absence de surinfection n'est pas démontrée$​.

Nous n'avons pas retrouvé d'études sur les différences en efficacité des analgésiques (classiques et narcotiques) dans la douleur de la phase aiguë du zona. Les AINS sont contre-indiqués comme analgésiques dans la phase aiguë du zona. Ils augmenteraient le risque de complications cutanées (cellulite, abcès, fasciite, nécrose)$​​​​​​​​​​$​​​​​​​​​​.

Le paracétamol ne semble pas augmenter le risque de complications cutanées sévères$. Il est le premier choix s’il s’avère nécessaire de combattre la douleur$$​.

Médicaments sélectionnés

A prendre en considération

Efficacité

  • Les antiviraux oraux, administrés dans les 72 heures après l’apparition des premières lésions cutanées et durant 7 jours, ne sont que peu, voire pas efficaces contre la douleur aiguë du zona.
  • Dans les semaines suivantes « toute douleur liée au zona » ils ont un effect limitée. Ils auraient quelque influence (statistiquement significative mais non pertinente du point de vue clinique) sur la rapidité de rétablissement des troubles cutanés (le temps jusqu'à la disparition des vésicules, ulcères et croûtes)$​​​​​​​​​​​​​​​.
  • L'utilité d'un traitement antiviral en guise de prévention de la névralgie postherpétique est de plus en plus controversée. Il existe des études de haute qualité qui démontrent que l'aciclovir par voie orale ne réduit pas significativement l'incidence de la névralgie postherpétique. Les preuves provenant d'études sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité des autres substances antivirales. Ni l'aciclovir ni le famciclovir administrés dans la phase aiguë des éruptions herpétiques ne réduisent l'incidence de la névralgie postherpétique à quatre et six mois, même pas chez des patients de plus de 50 ans$​​​​​​​​​​​​​​​.

Sécurité

  • Des effets indésirables fréquents sont les céphalées et les nausées$​​​​​​​​​​​​​​​$​​​​​​.
  • Une bonne hydratation et évaluation de la fonction rénale est conseillée, surtout chez les personnes âgées$​​​​$​​​​.

Directives et conclusions

  • Sur base d'une opinion d'expert, le BAPCOC mentionne d’envisager un traitement antiviral chez des patients de plus de 60 ans (névralgie postherpétique plus fréquente), en cas de lésions étendues et si l'éruption est précédée de douleur$​​​.
  • La revue Prescrire recommande un traitement chez tous les patients âgés de plus de 70 ans en raison du risque accru de complications$​​​​$​​​​. Il doit être mis en route entre 48 et 72 heures après l'apparition de l'éruption.
  • Les patients avec une immunité perturbée doivent être adressés au spécialiste pour un traitement intraveineux à l'aide d'un virostatique, quelle que soit la localisation de l'herpès$​​​​​​​​​​​​​​​.
  • Il n'y a pas de preuves convaincantes d'une différence d'efficacité entre les différentes substances antivirales$​​​​​​​​​​​​.
  • L’aciclovir est sélectionné en raison de son coût inférieur.

Médicaments sélectionnés

Non sélectionné

Il n'est pas indiqué d'appliquer des antibiotiques topiques, du talc, de la crème, de la pommade ou un gel ou encore de l'éosine sur la peau$$. Nous n'avons pas retrouvé de données au sujet de l'éosine qui est à éviter de toute façon parce qu'elle ne permet pas de détecter une surinfection$​​.

A éviter

Les AINS sont contre-indiqués comme analgésiques dans la phase aiguë du zona. Ils augmenteraient le risque de complications cutanées (cellulite, abcès, fasciite, nécrose)$​​$​​$$.

Les corticostéroïdes sont à éviter : une efficacité antalgique avait été démontrée dans une étude ancienne, puis une absence d’efficacité de leur ajout à un antiviral a été observée dans 2 autres études, mais avec des effets indésirables accrus, dont une dissémination du zona$​​​​​$$.