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Halopéridol

ATC: N05AD01

Haldol

Cliquez sur le nom de marque pour plus d’informations sur ce médicament via le CBIP.

Indications

Soins palliatifs:

  • hoquet: sans origine précise, ou en cas de stase gastrique et après échec du métoclopramide  
  • occlusion intestinale: en association de morphine, de butylhyoscine
  • confusion (notamment délirium): si le traitement causal échoue 
  • nausées: traiter la cause d’abord, à utiliser pour des nausées d'origine médicamenteuse (opioïdes) ou d'origine métabolique (une insuffisane rénale, hypercalcémie...).

Système nerveux:

  • délirium: en cas d'anxiété avec des délires ou hallucinations et en cas de troubles moteurs graves (prévention des blessures)
  • démence: trouble du comportement, uniquement en cas d'échec du traitement non-médicamenteux ou si le comportement représente un danger. Une évaluation régulière est nécessaire et il faut prévoir une date tentative d’arrêt (dans les 3 mois). Choix entre halopéridol et rispéridone.

Contre-indications

  • maladie de Parkinson

Dosage

Chez les patients âgés déments, si un traitement neuroleptique est envisagé, il doit être le plus court possible et à la dose minimale efficace.

La posologie doit être adaptée à chaque cas en se basant sur la réponse clinique et l’apparition d’effets indésirables extrapyramidaux.

Délire, agitation, comportement psychotique, confusion:
  • débuter avec 0,5 mg à 1 mg par jour en une ou deux prises (gouttes ou comprimés)
  • augmenter la dose si nécessaire après 4 à 7 jours jusqu'à 5 mg par jour, en plusieurs prises
  • dès stabilisation, diminuer progressivement la posologie
  • si une seule prise par jour, la prendre le soir
  • les gouttes peuvent être diluées dans une boisson
  • par voie intramusculaire: 2 à 5 mg toutes les 4 à 8 heures (à éviter en soins palliatifs)
  • lors d’épisodes de confusion aiguë en soins palliatifs: l’halopéridol (10 mg à 30 mg par jour) peut être associé au midazolam (30 mg à 60 mg par jour) en infusion souscutanée

Nausées :

  • 1,5 mg, 1 à 2 fois par jour par voie orale ou perfusion continue de 5 mg par jour

Occlusion intestinale:

  • Traitement par voie parentéale associant halopéridol (5 mg à 10 mg par 24 h), morphine (dose dépendante de la dose d'opioïdes déjà administrée) et butylhyoscine (60 mg à 300 mg par 24 h)

Hoquet:

  • 1,5 mg 3 fois par jour

En cas d'insuffisance rénale

  • en cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine <10 ml/min) diminuer la dose de départ et ensuite adapter suivant la réponse clinique

Précautions d’utilisation

(Relatives en soins palliatifs)

  • attention: la forme «gouttes» est disponible sous 2 concentrations différentes: 2 mg/ml et 10 mg/ml
  • risque de chutes, avec leurs conséquences
  • chez les patients souffrant d'épilepsie un ajustement des traitements antiépileptiques préventifs devra être envisagé en raison de l'éventuel abaissement du seuil convulsif
  • prudence en cas de vague de chaleur: troubles de la régulation thermique

Effets indésirables

Incidence plus élevée chez les personnes âgées, dose dépendante: utiliser donc la plus petite dose nécessaire pendant la durée la plus courte possible.

  • système nerveux central: effets extrapyramidaux (dystonies aiguës, parkinsonisme, acathisie, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques), sédation, diminution du seuil convulsif

  • cardiovasculaire: hypotension orthostatique (surtout par voie parentérale), tachycardie, allongement de l’intervalle QT et arythmies (risque de torsades de pointes), risque accru de mort subite cardiaque surtout à doses élevées ou lors d’augmentation trop rapide des doses

  • risque accru de décès chez les patients atteints de démence (augmente avec la durée du traitement)

  • risque accru d’accident thromboembolique veineux
  • effets anticholinergiques (faibles)

  • troubles de la déglutition souvent lors de traitement au long cours associé à de la dyskinésie tardive (risque de cachexie, déshydratation, sensation d’étoufffement, fausse route, pneumonie)

Interactions

+ antihypertenseurs et alphabloquants utilisés dans l’hypertrophie bénigne de la prostate: augmentation du risque d’hypotension orthostatique

+ médicaments dépresseurs du système nerveux central et alcool: potentialisation de leurs effets sédatifs

+ médicaments qui allongent l’intervalle QT (voir), médicaments bradycardisants, médicaments hypokaliémiants (voir): augmentation du risque de torsades de pointes

+ métoclopramide: augmentation du risque d’effets indésirables extrapyramidaux

+ médicaments abaissant le seuil épileptogène (p.ex. ISRS, tramadol, inhibiteurs des cholinestérases): augmentation du risque convulsif

+ lévodopa et agonistes de la dopamine: antagonisme réciproque des effets thérapeutiques

+ inducteurs et inhibiteurs enzymatiques de CPY2D6 et CYP 3A4 (voir): modifications des effets de halopéridol

Couper et broyer

  • couper: certaines spécialités sont sécables (voir tableau comparatif des prix)
  • broyer: Haldol® compr.2 mg, 5 mg et 20 mg peuvent être broyés extemporanément; il exsiste des alternatives (gouttes et ampoules i.m.-i.v.)

Commentaires

MOTIVATION POUR LA SÉLECTION

Soins palliatifs

  • Hoquet sans origine précise,  Ce choix repose sur un consensus. Le matériel issu d'études fiables fait défaut.
  • Occlusion intestinale :  Si la chirurgie n'est pas possible, on instaure un traitement médicamenteux (qui ne supprime pas l'occlusion !)​​​​​​​​​​​​​. Ce traitement est toujours parentéral. L'association de morphine butylhyoscine et halopéridol est conseillée. Les deux premiers médicaments combattent les douleurs coliques accompagnant l'occlusion, l'halopéridol est ajouté pour son effet antiémétique.
  • Nausées et vomissements lors de l'utilisation d'opioïdes et en cas d'origine métabolique (comme une insuffisance rénale ou une hypercalcémie). Il est proposé comme un premier choix par le guide de pratique du CKS.  Les preuves concernant les mesures proposées sont cependant fort limitées.
  • Confusion (notamment délirium): Si aucun traitement étiologique ne peut être mis en place ou est insuffisamment efficace, un traitement médicamenteux est nécessaire. Ce traitement peut parfois être très bref (p. ex. jusqu’au contrôle de causes réversibles comme une infection ou une déshydratation). Dans d’autres cas, ce traitement peut rester nécessaire jusqu’au décès. Surtout en phase terminale, lorsqu'un délirium est souvent multifactoriel et qu'il est parfois impossible d'en gérer les causes, un bon contrôle des symptômes est nécessaire dans l'intérêt du patient et de sa famille.  Les neuroleptiques, comme l’halopéridol (à une dose de 0,5 à 2 mg), peuvent être le premier choix sur base d'un consensus en cas de comportement psychotique ou de confusion sévère​​​​​​​​​​​​​​​​​​. Les effets indésirables, surtout ceux survenant à plus long terme, n'ont guère d'importance chez les patients avec espérance de vie très courte.

Système nerveux

  • Délirium: Il faut peser soigneusement la nécessité d’un traitement médicamenteux symptomatique dans chaque situation individuelle​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​.
    • L'efficacité des antipsychotiques (typiques et atypiques) pour combattre les symptômes du délirium n'est pas démontrée de façon univoque. Il s'agit de substances qui déclenchent des effets indésirables importants
    • L'halopéridol est le neuroleptique pour lequel nous disposons de l’expérience clinique la plus considérable. C'est pourquoi ce sera le premier choix si un traitement médicamenteux est mis en route.
  • Troubles du comportement dans la démence :
    • L’efficacité des antipsychotiques pour le traitement des SCPD s’avère très limitée ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ et il n'y a guère de preuves d'un effet à long terme (plus de trois mois).
    • Sur base des études publiées sur l'efficacité et les effets indésirables, il n'est pas possible de formuler une préférence nette pour une quelconque molécule.
    • La majorité des études évalue l'halopéridol et la rispéridone​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​.
    • L'utilisation de l'halopéridol (ainsi que d'autres antipsychotiques) dans cette indication est ‘off-label’,
    • Seul la rispéridone est enregistrée en Europe pour l'indication de l'agression chez des patients atteints de la maladie d'Alzheimer.  Dans d’autres situations son utilisation est également ‘off-label’.

 



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